La carte postale 140 x 100 cm
Cette peinture a été créée dans le cadre de l’exposition des Indépendants Plasticiens de Bordeaux à la Salle Capitulaire de Mably en Février 2024, sur le thème, « Envie d’ailleurs"
Après un certain temps de réflexion, ma décision fut prise, mon tableau serait une carte, une simple carte postale, juste un peu plus grande que la moyenne.
J’avais besoin simplement d’un escabeau (car je suis petite) et d’un timbre. Mon envie d’ailleurs apparut peu à peu.
Les sujets s’imposèrent, sous le pinceau gorgé d’encre de chine, dont je me sers pour réaliser mes esquisses.
Curieusement, point de désert de sable, point de désert salé, comme ceux du Lac abbé ou du Lac Assal,point de monstres marins guettant leurs proies dans le golfe du Ghoubbet, point de ces superbes coraux qui déchirent les chairs, point de rires et de danses avec Aïcha, Khalid, Fozia ou Ahmed… non, non, rien de tout cela !
Tout d’abord se dressa fièrement une jeune femme au buste dénudé et à la chevelure finement tressée ;
Elle chantait d’une voix gutturale un « Guux », évoquant la mélancolie du nomade ;
Lui faisait écho, un soleil, apparu, peu après, en haut à droite du tableau.
Les plantes, sans que je n’y prenne garde, couvrire
nt le bas de la toile ; elles venaient probablement de l’Oued d’OBOCK.
Quant aux animaux, je n’eus pas mon mot à dire, sortis de nulle part, ils se positionnèrent à leur guise ;
Je remarquais seulement l’absence des hyènes tachetées ou rayées et celle des vautours, qui m’étaient si familiers.
Que dire de la mise en huile des couleurs ?
J’ai bien essayé de les rompre, rien n’y faisait, le jaune restait trop jaune et le bleu trop bleu, l’orange ? N’en parlons pas ! Et la chlorophylle des végétaux ?
Ah!…., trop! oui, tout claquait beaucoup trop dans le souffle brûlant du Khamsin et dans mon souvenir.
L’IMMORTALITE
Ce tableau figure un homme recueillant du Nectar; Cce mot grec nectar est un composé poétique ancien indo-européen de nek- « mort » -tar « surmontant » de la racine indo-européenne *tere- « traverser, surmonter ».
Cette boisson associée à l’Ambroisie, permettait aux Dieux de l’Olympe d’atteindre l’Immortalité.
« Atteindre l’immortalité est peut-être le désir le plus ancien et le plus universel de l’humanité. L’un des plus vieux mythes qui nous soient parvenus, l’Épopée de Gilgamesh, traite déjà d’une quête d’immortalité.
S’y lit, évidemment, le négatif de l’angoisse la plus profonde, celle de la mort elle-même, certitude la plus ancrée et la plus insaisissable de l’existence humaine ». Hannah Arendt.
